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Homélie en l'Eglise St Maurice le 26 février 2917

Michel Durand
Michel Durand Ugc

Que de paraboles !
Jésus emploie le genre littéraire des paraboles quand il souhaite enseigner des modes de vie que ses auditeurs sont incapables sinon de comprendre, du moins d’accepter.
Ainsi, Jésus demande de ne pas nous soucier de nos vêtements :
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?
Sommes-nous disposés à ne pas survaloriser l’importance que peut avoir le type de costumes, de robes, de vestes, pantalons ou manteaux que nous achetons ? Et pour acheter, il faut de l’argent. Beaucoup d’euros. Sommes-nous disposés à diminuer nos temps de travail rémunéré ? Or Jésus dit :
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
Je trouve essentiel ce passage de l’Évangile. Il s’applique à toutes et à tous. Seulement, il est tellement difficile de l’accepter et de le mettre en pratique qu’une série de paraboles s’avère indispensable pour nous le faire entendre. Très souvent, dans l’Église, on dit que l’appel à une vie de pauvreté ne s’adresse qu’aux religieux et religieuses qui ont fait vœu de pauvreté. Non, la vocation à mener une vie sobre, simple s’adresse à tous les baptisés. C’est la marque essentielle de l’attachement à Jésus-Christ. Afin de voir en toute personne un frère, il importe de prendre l’arme du pauvre pour lutter contre la misère.
Situons ce passage d’Évangile dans l’actualité. Pourquoi l’Europe se montre-t-elle si frileuse dans l’accueil de l’étranger ? Tout simplement parce qu’elle ne veut pas partager ses richesses avec celles et ceux qui sont obligés de quitter leur pays soit à cause de la guerre, soit à cause de la famine ou de la maltraitance. L’Occident accumule par peur de manquer. Et cela fait des siècles que ça dure !
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit.
...
Regardons ceci de près. Analysons l’homme que nous sommes et nous verrons que Jésus veut le bonheur de tous quand il recommande de ne pas se fatiguer dans le but d’accumuler des biens qui assureraient le futur.
Certes, ce qui est avancé ici va à l’encontre de l’opinion générale formatée par des systèmes économiques poussant à la consommation afin de toujours produire plus de marchandises pour plus d’enrichissement. Non seulement, l’homme souhaite de beaux vêtements à la mode, en plus il faut qu’il exhibe le prestige de la marque. Vous connaissez la parabole de la Rolex. On en parle de diverses façons :
Un soir un politique se demandait ce qu’il lui fallait pour être certain d’être un homme, un vrai. Jacques, le publicitaire lui répondit : “il te faut une Rolex”. Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, c'est qu'on a quand même raté sa vie”.

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